Le carnet de la Capitale du Mont-Royal

Coup de Grisou

May 28th, 2008

Lundi 26 mai 2008

Ce matin, je me stationne sur la rue Christophe Colomb juste au sud de l’avenue Mont-Royal.J’hésite entre emprunter le ruelle pour me rendre au bureau ou l’avenue.Je décide donc d’emprunter l’avenue … pourquoi pas ??En marchant sur le trottoir … je passe devant la boutique L’Aromate, que j’ai d’ailleurs à vendre … Que vois-je au pas de la porte ?? Un chat tout gris avec une tache blanche sur le museau.Il miaule de peur … Il semble dire qu’ai-je fait pour me retrouver ici ??!!J’aurais dont dû rester chez moi… j’aurais dont dû ne pas m’aventurer dehors.Je lui parle, je le flatte et je lui dis de m’attendre.Je vais d’un pas décidé déposer mes sacs à mon bureau.Je fouille le frigo du bureau pour voir s’il y a des restes intéressants pour un chat. Rien.Je prend quelques dollars et me rend vers l’Inter-Marché du quartier.En marchant, je croise l’employée de L’Aromate qui s’en va ouvrir la boutique pour 10h.Je lui explique la présence du chat … Je lui demande de m’attendre …Je me sens toute drôle … le chat sur le pas de la porte … la dame de la boutique … pas de hasard !! Je me sens heureuse … Je souris … Un homme me sourit en retour !!Quelques boîtes de viande pour chat et je reviens le voir … Il a l’air vraiment traumatisé de sa présence là … S’il pouvait entrer dans la porte, il le ferait.Je demande à l’employée de la boutique une boîte pour que je puisse le rapporter avec moi, à mon bureau. Ce qu’elle fait rapidement.Je met le chat dans la boîte … il ne dit mot. J’ai vraiment l’impression qu’il se sent plus à l’aise là que sur le pas de porte de L’Aromate.Vite je dépose la boîte dans mon bureau …Vite je le prénomme Coup de Grisou !!Vite il devient la mascotte du bureau !!Tous mes collègues sont venus lui rendre visite … Mon collègue de bureau, André Lamaire, me propose une litière portative … Coup de Grisou est demeuré dans la boîte du moment où il est arrivé dans mon bureau jusqu’au milieu de l’après-midi.Je lui ai parlé, je l’ai flatté … donné de l’eau … offert de la nourriture. Un vrai chat de maison qui n’a jamais vu l’extérieur. Il ne veut ni manger, ni boire.Après l’heure du lunch, j’ai pris quelques photos de lui … que voici.J’ai imprimé en 6 copies de l’affiche …Je suis allée en porter une à la Boutique L’Aromate … la dame me dit qu’elle va l’afficher dans sa vitrine où est sa vaisselle de chat !! Je suis allée en afficher sur les poteaux de l’avenue du Mont-Royal de la rue la Roche à Boyer. Coup de Grisou est finalement sorti de sa boîte … et s’est réfugié dans un coin de mon bureau …Il ne veut pas manger ni boire … Je me demande bien ce que je vais faire de lui ce soir et cette nuit. Vais-je le laisser dans mon bureau ?? Tiens … un appel de L’Aromate … Et bien un histoire qui finit bien … Julien, un locataire des condos au-dessus de la boutique L’Aromate, cherchait son chat … A son lever, il n’y avait juste la sœur de Coup de Grisou toute esseulée …Il a fait le tour de ses voisins dans l’immeuble puis est descendu à la boutique …J’imagine son air quand il a vu son chat dans la vitrine !!Il a accouru chercher son chat … Théo !!Quand Théo a vu son maître … il lui a fait un miaulement tout à fait différents des autres … un miaulement de joie … de voir un visage connu, enfin !!Julien fut très reconnaissant à mon égard d’avoir pris soin de son chat … de l’avoir recueilli.Ce matin, je n’ai pas pu continuer mon chemin sans prendre soin de lui … moi-même propriétaire de 2 chats et de 2 chiens … J’ai perdu Maya, ma chatte d’Espagne, pendant 12 jours en avril !! Pour sa part, elle est revenue au bercail … Mais toutes les histoires de chats ne finissent pas toujours bien … Alors quand on peut aider à ce qu’une histoire se termine bien … pourquoi pas ??

Marie-France Vachon

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Alors que le marché de l’immobilier aux États-Unis est en pleine tempête, que les mauvaises nouvelles s’additionnent là-bas, ici, le marché immobilier au Canada et au Québec a battus des records en 2007. Pourquoi?  Qu’est-ce qui se passe dans le marché immobilier, ici?  Selon Michel Beauséjour, chef de la direction de la Fédération des Chambres immobilières du Québec (FCIQ) et de la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM), pour comprendre le marché immobilier, il faut s’attarder à différentes variables économiques.

Invité comme conférencier au Colloque L’immobilier à l’heure des changements organisé par le Collège de l’immobilier du Québec en novembre dernier, M. Beauséjour a indiqué que les quatre variables qui influencent le marché sont : 1) Les taux d’intérêt, 2) La création d’emplois, 3) La confiance en l’économie et 4) Les baby-boomers.

 Il a rappelé que les taux d’intérêt se maintiennent à des niveaux historiquement très bas (la Banque du Canada a encore abaissé son taux directeur en janvier), que la création d’emplois au Québec demeure très importante, que la confiance en l’économie demeure forte et que les baby-boomers influencent beaucoup le marché immobilier, en vendant leurs (grandes) propriétés pour en acheter une, généralement plus luxueuse, ou même deux, un pied-à-terre et une résidence secondaire. Pendant ce temps, les jeunes couples achètent les propriétés en banlieue, s’ils ont des enfants, ou des condos en ville.

Par ailleurs, la question que les professionnels de l’immobilier et les consommateurs se posent est : Est-ce que ce qui se passe aux États-Unis peut arriver ici?  Au cours de sa présentation, Michel Beauséjour a rappelé que les indicateurs liés à l’immobilier aux États-Unis et au Québec étaient fort différents. Alors qu’aux États-Unis, les mises en chantier étaient en chute de 31%, elles étaient en hausse de 15% au Québec; alors que le nombre de reventes aux É-U était de -19%, il était de +9% au Québec; alors que le prix médian était en baisse de 4% chez nos voisins du Sud, il était en croissance de 8% au Québec.

Michel Beauséjour estime qu’il y a peu de chances que la débâcle américaine se produise ici. Pouquoi? Parce que les prêts à risque ne représentent pas plus de 5% du crédit hypothécaire au Canada (selon l’ACCHA), comparativement à 22% aux États-Unis; que les prêteurs canadiens ont des pratiques plus prudentes; que moins de 1% des prêts hypothécaires sont en souffrance au Québec (selon l’AMB) et que les indicateurs économiques “fondamentaux” demeurent bons. Il estime que le principal risque provient des dommages collatéraux sur les marchés financiers.

Pour les professionnels de l’immobilier qui aimeraient avoir une mise à jour, rappelons que le Collège de l’immobilier organise une reprise du Colloque “L’immobilier à l’heure des changements” le 8 février 2008. M. Beauséjour sera sur place pour faire le point sur le marché immobilier.  Les autres sujets qui seront abordés au cours de ce Colloque sont : les technologies, l’environnement, la génération Y ou Web, et les communautés culturelles. 

Linda Grondin

Le marché immobilier contitue de bien se porter, ce qui est une excellente nouvelle autant pour les acheteurs et vendeurs… que pour les professionnels de l’immobilier.  En effet, selon la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM), les reventes de propriétés ont rebondi en février grâce à la copropriété.

Selon les données du système MLS, en février, les reventes, toutes catégories confondues, ont enregistré une hausse de 3% comparativement à février 2007. Une hausse largement attribuable aux copropriétés, dont les ventes ont augmenté de 18%. 

Sur le plan géographique, l’île de Montréal a enregistré une hausse de 9% des transactions en février, la Rive-Sud 5% et le secteur de Vaudreuil-Soulanges de 4%. Par contre, il y a eu une légère diminution dans la banlieue Nord, selon la CIGM, avec une baisse de 4% à Laval et de 6% sur la Rive-Nord.

Les prix médians globaux des propriétés ont quant à eux augmenté de 8% pour l’unifamilial, de 4% pour la copropriété et de 6% pour le plex (2 à 5 logements en février par rapport au même mois l’an dernier.

Pour plus de détails, consultez le communiqué ici.

Linda Grondin

La Pittsburgh du Canada

March 29th, 2008

Jadis on surnommait la vile de Maisonneuve ”La Pittsburgh du Canada”. C’était l’époque où la prospérité était l’apanage de cette ville. Une partie de ces anciennes usines abrite aujourd’hui des appartements.

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Le 2055 Pie IX est une de ces usines. Fenestré sur deux côtés, l’appartement 001 a été aménagé dans un espace de 32pieds sur 40, d’une hauteur de 22 pieds. En plus, une grande pièce entourée d’une magnifique terrasse a été aménagée sur le toit.

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La spectaculaire salle de séjour avec son plafond haut de 18 pieds est la pièce maîtresse de cet espace de plus de 2500 pieds carrés sur trois niveaux. Aussi deux chambres, salle familiale, bureau, deux stationnements, etc.. Un espace de vie unique, un volume et une lumière exceptionnelles!

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Les ouvriers qui ont autrefois travaillé dans cette ancienne usine de boulons seraient certainement surpris de visiter les lieux aujourd’hui, fort est à parier cependant qu’ils seraient fiers que cette bâtisse conservée demeure le témoin et le rappel de leur histoire.

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Mot de Lucie Desrochers

March 13th, 2008

5170 rue Chambord

J’étais adolescente que déjà je rêvais de faire de la décoration d’intérieur. La vie a fait que c’est au début des années 2000 que j’ai finalement eu la chance de suivre un cours dans une école reconnue. Depuis, je mène en parallèle une carrière en immobilier et de plus en plus fréquemment on me demande des consultations en décoration. Les deux domaines étant connexes, j’en suis venue à m’intéresser à un concept de plus en plus répandu qui est le « Home Staging ». Je n’aime pas beaucoup cette expression anglaise mais elle est difficile à traduire correctement pour en garder le sens précis. Le meilleur terme que j’ai trouvé est « mise en valeur «.
Le Home Staging a déjà commencé à révolutionner le marché de l’immobilier à l’échelle internationale et chez nos voisins du sud, le concept est très répandu.

Lorsque je suis invitée à intervenir, il s’agit de rendre une maison qui sera mise sur le marché plus attrayante pour l’acheteur et ainsi être plus compétitive que ses comparables sur le marché de la revente. Comme le premier coup d’œil peut faire toute la différence entre une transaction rapide et avantageuse pour le vendeur et une propriété qui reste sur le marché pendant de longs mois, il est important de faire une « mise en valeur » professionnelle. J’accompagne mon travail de photos de qualités qui serviront à rendre la fiche technique plus agréables à consulter et surtout à donner aux clients potentiels une idée plus précise des lieux.

5170 Chambord

Plusieurs agents sont déjà convaincus de l’intérêt du Home Staging et n’hésitent pas à en parler à tout leurs nouveaux clients. Quand ils voient les résultats une première fois, ils deviennent des adeptes inconditionnels. C’est le cas de mon collègue François Baron avec qui j’ai travaillé tout dernièrement. Il devait mettre sur le marché une maison à Varennes. Nous avons fait une première visite de la maison ensemble ce qui m’a permis de rencontrer les vendeurs avec qui j’ai discuté des changements à apporter. Il s’agissait entre autres de repeindre une grande partie du rez-de-chaussée et de déplacer plusieurs meubles. Lorsque je suis revenue le mois suivant, il me restait à compléter le travail en faisant un nouvel accrochage de tableaux gracieusement prêtés par François et à prendre les photos. La maison s’est vendue en une trentaine de jours…Les vendeurs et leur agent étaient aux anges ! Vous pouvez consulter les photos « avant et « après » pour vous faire une idée.

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La plupart du temps, les vendeurs n’ont pas d’interventions majeures à faire et il s’agit simplement pour eux de ranger les objets qui sont souvent en trop grands nombre. Mon intervention consiste à replacer les meubles afin de donner à l’espace une meilleure circulation et à revoir l’éclairage et l’accrochage des tableaux. Le tout se termine par la prise de photos. C’est ce qui s’est passé pour l’inscription de Samia Ouertani et Yves Doyle sur la rue Chambord. Là aussi, la vente du condo s’est faite très rapidement. Voyez par vous-mêmes le résultat en consultant les photos.

343 Suzanne Bouvier,Varennes

Lucie Desrochers

Agent immobilier affilié et spécialiste en home Staging

514-984-6084

luciedesrochers@videotron.ca

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À la signature de l’acte de vente chez le notaire, plusieurs de nos clients sont étonnés de recevoir une pile de vieux titres de propriété. Juridiquement, ces titres n’appartiennent qu’à l’immeuble que l’on achète. Ils sont transmis d’un propriétaire à l’ autre et à chaque vente, un autre titre s’additionne à la pile.En décembre 2005, entre Noël et le jour de l’an, une période d’accalmie en immobilier, je me suis amusé à examiner les vieux titres d’un triplex de la rue Chabot dans la Petite-Patrie.

Maison

J’avais devant moi l’histoire d’une maison ou plutôt une liste des propriétaires depuis l’achat du terrain en 1913 par un menuisier, Philippe Lachance . Ce dernier a acheté le terrain pour la somme de 225$ à la THE ROSS REALTY COMPANY LIMITED, appartenant à James Ross, riche financier et ingénieur de Montréal. Ce dernier vivait sur la rue Peel dans une résidence bourgeoise qu’il avait fait construire par l’architecte américain Bruce Price.

Maison James Ross

Maison James Ross

Aujourd’hui le Pavillon Chancellor Day de la Faculté de droit de l’Université Mc Gill

La pile sur mon bureau comprenait de vieux actes de vente, mais aussi de vieux testaments faisant acte de transmission des droits de propriété sur l’immeuble. Plus je lisais les premiers documents écrits à la main, plus je voulais en connaître davantage sur ces gens et surtout savoir comment ils vivaient. Il me fallait donc tout lire et classer les titres de façon chronologique. Heureuse surprise, je m’aperçois que j’avais devant moi tous les actes jusqu’à aujourd’hui, ce qui m’a permis de constater que l’immeuble a appartenu à cette même famille Lachance pendant plus de 60 ans. Les quatre façades de ce triplex prenaient tout d’un coup de l’importante à mes yeux. Je me disais qu’à l’intérieur de ces murs, l’histoire d’une famille s’était passée.Je pouvais maintenant dessiner l’arbre généalogique de cette famille à partir de Philippe Lachance. Celui-ci a eu un fils qui se nommait Raoul. Là, il me vient à l’esprit de vouloir parler à un descendant pour connaître davantage cette famille à travers l’historique de propriétés de cette maison. Je pense immédiatement à l’internet. J’ouvre Google et j’écris L-a-c-h-a-n-c-e. Je tombe sur un site des Lachance en Amérique du Nord. J’aperçois une note et l’adresse de courriel d’une femme qui parle d’un dénommé Raoul de Montréal. J’écris à cette femme et lui demande si elle connaît des descendants de Raoul Lachance qui habitait sur la rue Chabot à Montréal. Il est trois heures du matin. J’arrête ici mes recherches, mais je n’arrive pas à dormir et je ne cesse d’imaginer la vie de cette famille dans cette maison.Quelques heures plus tard, j’ouvre ma boîte de courriel. Incroyable, j’ai une réponse à mon courriel de la femme qui me parle d’une tante vivante, Louisette, la fille de Raoul. Cette femme m’écrit qu’elle a été touchée par mon intérêt puisqu’elle n’avait que de bons souvenirs d’enfance dans cette maison, notamment le bonheur qui y régnait lors des rencontres familiales du temps des Fêtes. Elle m’invite à transmettre mes coordonnés téléphoniques, qu’elle fera suivre à sa tante Louisette.Dans la même journée, je reçois un appel de Louisette, fille de Raoul Lachance. Je suis étonné et en même temps emballé d’avoir au bout du fil, la clé d’une histoire qui me passionne maintenant totalement. Nous avons parlé pendant au moins une heure. Louisette Lachance est née et s’est mariée à l’âge de 23 ans dans le logement principal du rez-de-chaussée. Son père Raoul était aussi menuisier. Lui et son père Philippe ont construit le triplex. En 1913, ils habitaient dans le faubourg à m’lasse. Ils ont d’abord construit une petite maison de trois pièces en fond de cour. Pendant longtemps, cette petite maison a servi d’atelier aux deux menuisiers, mais elle a aussi abrité un commerce de type dépanneur. La construction du triplex sur deux étages s’est étendue sur plusieurs années. La famille de Philippe Lachance a déménagé au rez-de-chaussée durant l’année 1925.Louisette Lachance me raconte que son père Raoul et son grand-père Philippe ont toujours pris grand soin de leur maison. Ils étaient fiers des rosaces installées au plafond du salon, mais, peu fortunés, les planchers n’étaient en bois franc que le long des murs. Des tuiles en linoléum ou du tapis recouvraient les planchers en pin au centre des pièces du salon et du corridor.Raoul épouse Exilda Lapierre. Au début de leur mariage, ils occupaient un salon double. Ils ont six enfants dont Louisette, tous nés au rez-de-chaussée du triplex. À une certaine époque, il y a eu jusqu’à huit personnes qui vivaient au rez-de-chaussée. Dans la partie arrière de la pièce double, c’était la chambre des filles. Le salon avec ses rosaces était à l’avant de l’autre pièce double parallèle et la portion arrière était la chambre du chef de famille, Philippe Lachance et son épouse Évélina Leclair. Les garçons occupaient une pièce à l’arrière de la maison, adjacente à la cuisine.J’aurais beaucoup à raconter sur l’histoire de cette maison et de cette famille que m’a racontée Louisette. Un dernier document mérite enfin une dernière observation. J’ai parmi les titres un testament d’Évélina Leclair en date du 9 juin 1933. Elle y lègue à son époux Philippe Lachance sa part indivise de l’immeuble. Le testament est fait et signé au rez-de-chaussée du triplex. J’arrive à la conclusion qu’Évélina Leclair était probablement très malade, puisqu’elle décède 3 semaines plus tard le 9 juin 1933, selon une déclaration de transmission de sa part indivise. Philippe Lachance décède le 30 octobre 1943, sans testament. Il laisse pour seuls et uniques héritiers ses quatre enfants qui lui survivent dont Raoul Lachance.Les titres de propriété nous apprennent beaucoup sur les gens qui ont vécu dans nos maisons. L’histoire de cette famille vivant dans ce triplex de la rue Chabot prend fin le 4 mai 1974, alors que Raoul Lachance vend le triplex familial pour une somme de quinze mille dollars. Dans ces maisons que nous habitons, il y a une belle histoire, la construction d’un héritage, des naissances, des mariages, voire des décès. L’immobilier, c’est notre histoire . . . prenez grand soin des anciens titres de votre propriété !Jocelyn Vaillant

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Nouvelle rubrique les jeudis !

February 21st, 2008

16 ans d’immobilier et un DEP en Menuiserie-Charpenterie. Je vous parlerai des inspections en bâtiment que j’ai vécues avec mes clients. Je parlerai du point de vue de l’acheteur évidemment mais aussi celui du vendeur…. Quels sont les points véritablement chauds des inspections ? Quels sont les différences entre les inspections selon la personne qui la fait et selon le type de bâtiment qui est à l’étude ? Pourquoi certaines propriétés ont moins besoin de ce type de vérification tandis que d’autres le requiert fortement? Si le bâtiment, les rénos ou l’entretien vous intéresse, rendez-vous les jeudis pour une nouvelle rubrique.
www.baroletjarry.com

Soirée des bénévoles

February 20th, 2008

Soirée CIGM 1

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Le 7 février avait lieu la soirée des bénévoles de la Chambre Immobilière du Grand Montréal. Un jeudi soir de tempête de neige, nous étions une centaine de personnes au dernier étage de la place Ville Marie :Altitude 737. Cet immeuble, emblème de la modernité de Montréal, n’a rien perdu de son charme. Hall dépouillé en travertin, immenses fenêtres,ascenseur ultra-rapide. Arrivé au sommet,la montagne,le fleuve et les rues de Montréal se déroulent tout en courbes et en couleurs. Son phare, ce soir de tempète, irradie la neige tombante de son faisceau. L’effet tourbillon est saisissant. Une nature déchainée d’un point de vue totalement irréel. Altitude 737…les avions ne sont pas loins.
Ce Soir là, nous sommes plusieurs agents immobiliers de La Capitale du Mont-Royal actifs au sein de différents comités à la CIGM,à profiter du lieu et des gens. Michel Lamarre, Marc-Emmanuel Jean-Baptiste, Yves Doyle et Pierre Bernier,Ovina Horth,Chantal Gobeil, Karoline Yelle,Marie-France Vachon et moi. Conversations professionnelles, ponctuées de rires, découverte de collègues de d’autres bannières, cette soirée est enveloppée de légèreté…comme les canapés, qui existaient on ne sait où!
Une belle occasion pour se rappeler,que le travail de tous est nécéssaire à la vie de notre petit monde immobilier. Particulièrement en cette année de grand changement de notre principal outil de travail, la réussite passe par la volonté de tous à apprivoiser la nouveauté et à être généreux de son temps.
Je vous laisse sur quelques photos prises par Marc-Emmanuel de cet évènement.

Nathalie Clément

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Soirée CIGM 2

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Zsa Zsa la courailleuse

February 19th, 2008

Je vais finir par le mentionner en caractère gras dans mon CV mais juste au cas je vous rafraîchis la mémoire : je suis une EX-FUMEUSE depuis peu. Ça vient avec des troubles de sevrage variés, chez moi on retient surtout une nouvelle tendance à la rage et à l’obésité.

Alors je sors marcher.

Quand je suis chanceuse et, vraisemblablement, les matins où je suis endurable, j’ai le plaisir de sortir marcher au parc Jeanne-Mance avec Nathalie.

Ce matin, beau soleil et gadoue au rendez-vous, en dépit des sentiers du parc qui ressemblent davantage à des ruisseaux ou des patinoires mal entretenues, nous savons garder la cadence militaire et ainsi faire travailler ces muscles oubliés.

Et nous croisons Mme Couture, une belle madame probablement sexagénaire, qui tient une laisse désertée et nous demande si nous n’avons pas, par hasard, croisé un petit chien blanc. Non, mais encore? Un bichon maltais ou un samoyède? Il faut savoir que le cœur d’une mère peut infantiliser son protégé au point de le considérer petit et vulnérable éternellement, il m’arrive encore d’appeler ma chatte Égypte « la petite », pourtant elle pèse 18 livres, j’oubliais, c’est moins gênant de le dire en kilos, elle fait un petit 8 kilos.

Mais non, pas de ce côté gaga chez Mme Couture, elle a bel et bien perdu un petit chien, elle a perdu Zsa Zsa, une fox terrier à poil dur, un Milou pour les insensibles à la cause animale ou les allergiques de ce monde.

Milou

Une image vaut 1,000 mots.

Mais n’ayant pas croisé de Zsa Zsa, nous offrons à Mme Couture qu’elle emprunte son trajet habituel, par Duluth, et nous descendrons Rachel. Je reconnais qu’on est loin d’une battue. Le point de rencontre est fixé, si nous retrouvons Zsa Zsa, nous rejoindrons Mme Couture au kiosque à journaux coin St-Laurent et Duluth.

Mme Couture me rappelle ma belle-mère, pas nécessairement de ressemblance physique, mais tout le reste : le gabarit, l’habillement, le langage, bref je la trouve déjà très attachante et il n’est pas question qu’elle rentre seule à la maison.

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Patricia Lachance, ma belle-mère.

Nous partons, Nathalie et moi de notre côté, Mme Couture de l’autre, pas nécessairement rassurées. En route, nous semblons suivre la trace de la chienne sans toutefois la voir, une dame avec son gros chien l’a aperçue sur Rachel, d’autres nous informent de sa trajectoire quand ils nous entendent appeler « Zsa Zsa ». Merde, coin St-Urbain, je crains de ne retrouver qu’une Zsa Zsa aplatie par une voiture, il est 8h15 coin Rachel et St-Urbain et il en descend des chars au centre-ville, en grand nombre et en 3e.

Des jeunes nous disent qu’elle a traversé St-Urbain, je presse le pas vers Clark, toujours rien, tant mieux même pas de cadavre! Nathalie attend Mme Couture et la rassure. Elle peut continuer sans courir, Nathalie et moi irons devant.

Nous arrivons au kiosque à journaux, je demande si on a vu la petite fox terrier qui vient acheter le journal tous les matins avec Mme Couture. Oui, un jeune homme me pointe la rue Duluth, elle était là il n’y a pas une minute.

Mme Couture nous rejoint à bout de souffle, la chienne attend et sachant qu’elle se fera gronder, elle hésite un peu avant de proposer à sa maîtresse de jouer, se ravise et se soumet docilement quand la laisse se rattache au collier. Qui sait si dans sa petite cervelle elle n’a pas elle-même envie de gronder sa maîtresse vu son manque de ponctualité car normalement à cette heure-là, le journal est acheté et elles sont rentrées à la maison…

Je soupçonne que la chienne porte ce nom en l’honneur de Zsa Zsa Gabor qui a mené une carrière prolifique d’actrice car heureusement il n’y a pas eu que les Arpents Verts, mais ses autres engagements frôlent les records : 9 mariages dont 7 divorces et une annulation, c’est plus chargé que Quatre mariages et un enterrement! Un nom lourd à porter, guidé par tant de légèreté…

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Zsa Zsa Gabor

Vendredi le 22 février 2008

Enfin je peux ressortir marcher ce matin, empêchée mercredi par un rendez-vous chez l’ORL à 9h00 et hier par un client à 8h45 à Ville-d’Anjou-c’est-loin-à-cette-heure-là.

J’attends sagement 7h45 pour sortir à la même heure que mardi, augmentant mes chances de croiser Zsa Zsa et Mme Couture. J’ai l’appareil photo au cas où.

Nathalie n’est pas libre pour la récréation, déjà au bureau à mettre les bouchées doubles. Je monte Marie-Anne vers la montagne, coin St-Dominique je me penche pour lacer ma botte et, quelle surprise, dans le parc des Portugais gambade Zsa Zsa la coquine!

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ZSA ZSA

Je vais à la rencontre de Mme Couture, elle me reconnaît, on se salue et je me présente un peu plus, lui parle de Nathalie et de la naissance de notre blogue et surtout je lui dis à quel point je veux raconter leur histoire et prendre des photos. Avec un beau sourire, elle accepte.

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Micheline Couture

Et puis j’en apprends un peu plus sur la bête : Zsa Zsa ne porte pas le même licou que mardi dernier, c’était glissant et il a cédé trop facilement, elle a un an à peine, se fait stériliser bientôt, son prédécesseur Ulysse a vécu 14 ans, elles ont toutes les deux passé un dur mardi et se sont collées en fin de journée seulement.

Je fais quelques photos d’elles et je réalise que j’ai oublié mes cartes d’affaires à la maison, je n’ai pas non plus de quoi noter l’adresse électronique de Mme Couture, je veux lui envoyer les photos et l’adresse du blogue. Je ne suis pas très fière de moi, tiens j’ai aussi oublié mon foulard vert, il doit être par-dessus les cartes.

Et puis elle me tend la sienne, sa carte d’affaires. Je rencontre enfin Micheline Couture, artiste en art textile, un pied à Montréal en plein cœur du Plateau, l’autre aux Îles-de-la-Madeleine, la chanceuse. Je l’écouterais toute la matinée, mais je dois rentrer, le devoir m’appelle. Je prends le temps d’aller visiter son site Internet, j’y découvre ses œuvres et ses nombreux accomplissements, je suis ravie et j’ai déjà hâte de les recroiser, en attendant, laissez-moi vous présenter Micheline : www.michelinecouture.com

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Micheline Couture, parc des Portugais, 22 février 2008, 3 jours suivant la fugue de Zsa Zsa la courailleuse.

Alors bonne fin de journée Micheline et à très bientôt j’espère,

Michèle-Eugénie Roy

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L’itinéraire

February 16th, 2008

bulle.gifVous connaissez sûrement ce beau magazine. Nous croyons que L’Itinéraire fait beaucoup pour aider les gens de la rue à s’en sortir. C’est pourquoi depuis quelques années, nous nous affichons à toutes les parutions.En décembre, nous organisons une vente aux enchères afin de les soutenir dans leur création.Cette année,avec la complicité d’artistes généreux, nous avons receuilli  6200$ afin de supporter cet organisme. Ainsi Christian Bégin a mis aux enchères un repas gastronomique préparé de ses mains,Lucie Bélanger nous a offert un sac de sa création et Stéphane Lemardelé une toile  magnifique. Leurs dons ont  grandement contribué à receuillir cette généreuse somme. Nous les remercions du fond du coeur. Pour en savoir plus sur les activités de L’Itinéraire: www.itinéraire.ca